Marc Bernard

  • Après la perte d'un être cher, bien des écrivains sont tentés de retracer, pour l'exorciser, l'histoire du cauchemar qu'ils viennent de traverser. Mais ce livre est exceptionnel. Du jour où il est évident que Else va mourir bientôt, commence vraiment, pour elle et son mari, une nouvelle et étrange période de bonheur. C'est le sommet de leur amour, le moment où ils s'aiment le mieux et où ils revivent tout ce que leur rencontre leur a apporté.

  • Sarcellopolis

    Marc Bernard

    • Finitude
    • 21 Février 2019

    Durant l'hiver 1963, le romancier Marc Bernard est envoyé à Sarcelles par son éditeur. Sa mission : s'installer durant trois mois dans cette ville nouvelle, dans ce grand ensemble flambant neuf et en ramener un livre de témoignage.
    Ce sera Sarcellopolis. Un essai sociologique ? un traité d'urbanisme ? Non, plutôt un récit de voyage dans un pays étrange, que Marc Bernard découvre à travers ses habitants, Sarcellois de la première heure, croqués avec humour et tendresse. Même si l'auteur entrevoit déjà que l'avenir ne sera pas toujours rose à Sarcelles...

  • «Ainsi que son titre l'indique, Mayorquinas a été écrit dans l'île de Majorque durant un séjour de cinq mois. C'est au bord d'une cala déserte que ma femme et moi avons fait la connaissance d'une île, très différente de celle où se pressent les touristes, et des vents, des tempêtes, des pluies de commencement du monde, des cris qui emplissent les forêts de pins. L'angoisse nous gagnait parfois dans l'isolement sur cette côte où nous étions absolument seuls, dans une maison sans électricité, sans eau autre que celle d'une citerne, sans moyen de chauffage que les troncs que j'allais scier dans la forêt. Où étions-nous, dans quel monde de la Genèse où Dieu était à la fois présent et absent de toutes parts?
    C'est cet envahissement de la nature, ses sortilèges, ce qu'elle peut avoir de magique, d'éblouissant, d'effrayant, qui forme la trame de ce livre.» Marc Bernard.

  • Vacances-surprises

    Marc Bernard

    Un immeuble dans un quartier populaire, à Paris, dans les années 50. Le décor est campé. La concierge, Madame Hortense, connaît son monde : la dactylo du deuxième, le plombier du troisième, et sous les toits un écrivain, Marc Bernard, sa femme et ses canaris.
    C'est Paris, c'est animé, ça râle, ça court, ça bavarde. L'écrivain observe, amusé, et raconte.
    Parfois, il boucle ses valises, et c'est l'Espagne, le Portugal, si exotiques pour un Parisien.

  • Vacances

    Marc Bernard

    «Je n'ai jamais connu personne qui, autant que Marc Bernard, eût le travail en horreur. Il suffisait que l'on en proposât un à cet homme si bon pour qu'une lueur mauvaise s'allumât dans ses yeux bleus. Une fois pour toutes, entre le travail et la pauvreté, il avait choisi. C'est pourquoi le lecteur qui ouvre le présent recueil, Vacances, ne doit pas se laisser abuser par le titre. Venant de celui qui tenait si farouchement le travail à distance, il n'est pas possible qu'il s'agisse de congés payés, et pas davantage de Club Méditerranée. Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc appelle vacances les moments privilégiés où il s'est vraiment senti libre.» Roger Grenier.

  • à hauteur d'homme

    Marc Bernard

    • Finitude
    • 11 Janvier 2007

    Ce livre est une histoire d'amitiés.
    Marc Bernard, à travers la dizaine de portraits que rassemble ce volume, nous parle de ses amis écrivains et des oeuvres qu'il admire. On voit ainsi défiler Jean Paulhan, Pascal Pia, Henri Calet ou encore Eugène Dabit à propos duquel Marc Bernard écrit : "il est des gens qu'on voit d'en bas, ou d'en haut; on a l'impression qu'il faudra crier pour qu'ils vous entendent, ou parler à mi-voix, bref qu'on ne pourra pas être en face d'eux tout à fait naturel.
    Avec Eugène Dabit, rien de pareil ; il était juste à hauteur d'homme, à votre hauteur." Et c'est bien aussi à hauteur homme que se place Marc Bernard dans ces portraits.

  • Anny

    Marc Bernard

    Un jeune homme et une jeune femme sont pris au picge de la sensualité.
    Isolés dans une ville de province, coupés du monde, une longue lutte les dresse l'un contre l'autre.
    L'auteur s'est attaché ´r peindre ce combat ou l'amour et la haine, nourris aux sources du désir, ont des visages ´r peine différents, ou deux etres qui s'aiment se meurtrissent avec acharnement, cherchant par-del´r la volupté une unité jamais atteinte.
    Peut-etre est-il parvenu ´r montrer - car elle apparaît sous cette forme avec une violence qui l'emporte sur ses autres manifestations - que leur tourment sexuel n'est qu'un des aspects de l'inquiétude qui br"ule certains.
    On peut suivre dans Anny, jour aprcs jour, les efforts de ces deux jeunes etres pour surmonter cette angoisse qui a pris le visage de la sensualité.

  • à l'attaque !

    Marc Bernard

    Si l'on portait un regard un peu rapide ou par trop manichéen sur le parcours de Marc Bernard (1900-1983), on n'y lirait que l'itinéraire convenu de l'homme de lettres.
    Il écrit dans les années 30 à Monde - journal procommuniste -, en qualité de critique, où il se fait remarquer en livrant de courts essais, parfois intimes, souvent saignants : il n'est encore " personne " dans le milieu littéraire et se trouve d'autant plus libre pour s'y faire entendre. Sa carrière dans la presse écrite se poursuivra notamment dans les années 60 au Figaro. Lauréat, en 1934, du prix Interallié pour Anny, il recevra le prix Goncourt pour Pareils à des enfants...
    En 1942. Mais, sous le conformisme apparent, la réalité est tout autre chez cet écrivain qui fut l'ami aussi bien de Dabit que de Chardonne, Paulhan, Arland, ou encore , et qui n'eut de cesse d'écrire en homme libre, fidèle à ses origines ouvrières. Ce sont les débuts "fracassants " que nous donnons à lire aujourd'hui, de celui qui déclara par ailleurs avoir "la volupté de l'effacement"...

  • Les marionnettes

    Marc Bernard

    L'un des principaux personnages de ce roman est une ville : Nîmes. Non seulement elle en est le cadre, comme elle l'avait été dans Les Exilés et Une journée toute simple, mais encore elle colore tout le livre, qu'il s'agisse des vieilles rues qui entourent la cathédrale, des boulevards où il est de bon ton de se montrer ç certaines heures, ou des abords immédiats : la garrigue des environs de la tour Magne où, à l'époque où se situe Les Marionnettes, se dressaient les "mazets", aujourd'hui remplacés par des villas.
    C'est dans ce décor que vivent les personnages de ce roman. Leurs vies se poursuivent parallèlement, comme il arrive dans la vie ; elles se croisent, se heurent parfois ou s'harmonisent, sans que jamais aucun Dieu ne noue les fils de la trame. Mais il est aussi des rencontres singulières, telle celle de Pujol, sorte de notable, qui, sans souci de l'opinion publique, épouse une prostituée et découvre à l'usage que c'est une femme infiniment plus attachante qu'il ne l'avait imaginé. Il y a l'intellectuel "raté" non par médiocrité, mais au contraire par la faute de ses qualités mêmes, de son refus de se soumettre aux règles communes, de son indépendance, de son franc-parler.
    Il est deux autres personnages qui ont réussi, l'un socialement, commercialement, l'autre à force de talent. Il y a un grand nombre d'acteurs parmi ces marionnettes qui ont une importance de deuxième plan. C'est le choeur antique qui s'imposait dans une ville qui se veut à demiromaine. Enfin il y a l'humour si particulier aux régions ensoleillées où parfois les choses sont prises au tragique, mais jamais tout à fait au sérieux. "Trois petits tours et puis s'en vont." Tout comme ailleurs et à n'importe quelle époque.

  • Une enfance pauvre, à Nîmes. Une voix qui va droit au coeur. L'ironie et la franchise, la naïveté et la malice, l'amour de la vie, l'honnêteté de la langue et de la pensée font le charme de ce livre, un des plus beaux que le souvenir de l'enfance ait inspiré.
    Pareils à des enfants... a reçu le prix Goncourt en 1942.

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