• Belmondo entre deux vies Nouv.

    Jean-Paul Belmondo aura incarné jusqu'au bout une certaine jeunesse à la fois désinvolte et rebelle, le charme talentueux, l'art et la légèreté. Des chefs-d'oeuvre à n'en plus finir. D'À bout de souffle à Léon Morin, prêtre, au Voleur, au Singe en hiver, à Pierrot le fou, à Classe tous risques.
    Certes, depuis un matin ensoleillé du mois d'août 2001, il n'avait plus été le même, tout à fait. Comme si sa vie s'était interrompue une première fois. Mais il restait présent, vivant, fidèle à son image impérissable.
    Au bout d'un interminable intermède, il a emporté avec lui cette élégance qui fut sa deuxième peau, dans le drame ou la comédie. Et tout ce qui en faisait à nos yeux bien plus qu'un acteur. Belmondo. Comme une marque de fabrique.
    Toute son histoire le raconte.
    Le temps, qui efface tout, fera peut-être oublier que, d'Itinéraire d'un enfant gâté aux Misérables, en passant par Week-end à Zuydcoote, Cartouche, L'Homme de Rio, L'Héritier, Borsalino, Le Professionnel, L'As des as, il a été une « Comédie humaine » à lui tout seul et cinquante ans durant l'Homme du XXe siècle, en encore celui du XXIe débutant.
    L'acteur lumineux, celui qui pouvait tout jouer, faire rire et pleurer, s'estompera peut-être, jusqu'à ne devenir qu'un souvenir. Ne s'effacera jamais, quoi qu'il arrive, Belmondo, le personnage, mythe ancré dans la roche de nos mémoires, impassible pour une fois, arrimé à notre histoire, celle de nos parents, de nos enfants et de leurs enfants à venir.

  • En remportant la Coupe du monde 2018, comme sélectionneur de l'équipe de France de football, vingt ans après l'avoir brandie en capitaine valeureux d'une autre équipe de France, Didier Deschamps a repoussé un peu plus loin les limites que l'on fixe généralement aux gens normaux. Il était devenu depuis longtemps un héros du quotidien, le voilà, ad vitam aeternam, dans la peau du personnage ordinaire qui, après s'être inventé un destin exceptionnel, n'en fi nit plus de le peaufiner. Et après ?
    Il reste un mystère et un homme simplement complexe parce qu'habité de tant de doutes, de douleurs vraies ou formatées.
    Après quoi court-il ? Sans doute ne s'est-il pas lancé à la poursuite du bonheur et toutes les pages de ce portrait sans concession le révèlent. Personnage hanté par ses failles et par ses rêves toujours inassouvis, il semble vivre toujours un divorce déchirant entre ce qu'il voudrait être et ce qu'il est réellement. Puisque la conquête est son oxygène, l'Euro qui se profile peut lui apporter un nouveau bonheur infini. Même si, pour lui, l'éternité ne dure qu'un instant.

  • Gainsbourg, trente ans. Trente ans qu'il est mort, le 2 mars 1991, et qu'il ne cesse de vivre et de revivre encore. Gainsbourg, ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses compagnons, l'alcool, le tabac. Ses égéries : Bardot, Birkin, Bambou - les trois B. Et sa fille, Charlotte. Ses débuts comme pianiste de bar au Milord l'Arsouille, ses mariages ratés, ses deux enfants cachés, son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait : le charme fou, le talent vertigineux, les tubes fabuleux, les amours meurtrières, les déceptions, les provocations et le scandale, l'impatience ambiguë devant la mort.

    Gainsbourg, c'est aussi l'histoire d'un inconnu qui dut apprivoiser sa laideur, d'un enfant, Lulu, traqué par la peur sous l'Occupation et portant son étoile jaune comme un premier défi. Un homme toujours douloureux. Même en pleine lumière, ses tapages, ses ivresses, ses défis insensés, étaient lestés d'amertume.

    Dans sa dernière vie, Bambou, sa femme-refuge, lui a donné le bonheur d'un enfant, Lulu, comme un double souriant du petit garçon qu'il avait été. Quelques gouttes d'espérance avant de plonger dans une solitude choisie, entre souffrances et démons. Et de mourir, à soixante-trois ans, comme on fait une dernière grimace.

  • Le 5 mai 1981, David, le fils de Romy, meurt accidentellement à Saint-Germain-en-Laye, chez les parents de son père. Commence alors pour l'actrice une année de souffrance, qui se terminera par sa mort tragique le 29 mai 1982. Evoquer cette année faite de tournages et d'errances est l'occasion, pour Bernard Pascuito, de retracer toute la vie de Romy Schneider : sa vocation d'actrice, son rôle dans Sissi qui la marquera à jamais, ses relations avec Alain Delon ou Claude Sautet.
    Grâce à des témoignages inédits de ses anciens médecins ainsi qu'à des révélations exclusives, Bernard Pascuito dresse une biographie de référence de Romy Schneider.

  • Dalida, une vie brûlée Nouv.

    Elle a mis de l'ordre dans la maison. Elle a revêtu un déshabillé de soie blanche. Elle a pris soin d'avaler par petites poignées les pilules... Puis elle a tracé quelques mots sur un carton blanc : " La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi. " Ainsi nous quittait Dalida, star de lumière secrètement hantée par l'obscurité. C'était le 3 mai 1987, il y a vingt-cinq ans. Nul ne l'a oubliée.

    Bernard Pascuito retrace le destin à la fois merveilleux et tragique de cette chanteuse qui a conquis les foules et dont les mélodies nous bercent encore. Une artiste comblée, adorée par ses proches, mais aussi une femme solitaire. Trois de ses compagnons s'étant suicidés, elle avait fini par croire qu'elle portait malheur. Et souffrait plus que tout de n'avoir pas d'enfant. Longtemps, sous les paillettes, elle put dissimuler les pleurs. Mais c'est si fatigant, de faire semblant d'être heureuse...

  • Épuisé par les dérives de ses joueurs, de ses clubs et de ses institutions, le plus beau jeu du monde est aujourd'hui défiguré par son incomparable popularité. L'arrêt Bosman, permettant aux clubs d'engager autant de joueurs européens qu'ils le souhaitent, l'irrésistible ascension des droits télévisés, en ont été l'acte fondateur, entraînant l'augmentation du salaire des joueurs dans d'hallucinantes proportions. La Coupe du monde dégage des milliards d'euros de profits, les pays souhaitant l'organiser sont prêts à toutes les compromissions pour en obtenir l'organisation. Voilà où en est le ciel du football. Désespérément noir. Dans le même temps, FIFA et UEFA s'opposent mortellement au nom du pouvoir. La chute de Michel Platini en est un symbole : arrivé au sommet de l'UEFA avec l'aide de Sepp Blatter, il est tombé à cause de lui.
    En France, il y a plus de trente ans que le football se traîne dans la boue : détournements de fonds, caisses noires, présidents de clubs en prison, matchs et arbitres achetés, comptes truqués, agents malhonnêtes... Comment s'étonner ensuite d'assister aux dérives des joueurs ? De Knysna à la sextape de Valbuena, de Ribery-Zahia à Benzema en passant par Domenech et les insultes d'Anelka, le football français est champion du monde. du scandale. Sous le ciel du football mondial, ce n'est pas mieux : clubs endettés, dopage, corruption, évasion fiscale, chantage, racisme, détournements de fonds, tous les coups sont permis ! Là aussi, rien que du noir et peu d'espérance.
    À désespérer de tout ? Peut-être, s'il n'existait quelques beaux destins auxquels nous avons envie de croire. Ainsi, dans le sud de la France, brille, à la tête de la plus jeune équipe d'Europe, un ancien enfant perdu qui pourfend le noir du ciel. Et nous rappelle qu'on ne peut se passer des étoiles.
     

  • Les héritiers

    Bernard Pascuito

    Les affaires de succession ne sont pas toujours simples. Le plus souvent, elles sont même très compliquées... Des familles se déchirent (Claude François, Delarue, Jarre, Picasso) ; des enfants affrontent leurs parents et vont jusqu'à les mettre sous tutelle (Bettencourt, Uderzo) ; des belles-mères et des beaux-enfants s'entretuent par avocats interposés (Hallyday, Bashung, Cousteau) ; des guerres fraternelles sont déclarées trente ans après (Lino Ventura) ; un assassin va t'il hériter d'une femme disparue depuis quarante ans (affaire Agnès Leroux / Maurice Agnelet) ? ; Comment éliminer une maîtresse encombrante (Brel, Montand) ou accepter par amour un héritage qui ne représente que des dettes et des ennuis (Françoise Sagan/ Denis Westhoff).
    Ce livre n'est pas une simple succession d'histoires terribles, douloureuses, machiavéliques ou pitoyables. Il cherche aussi à comprendre tout ce qui fait la noirceur, le sordide et, parfois, la beauté des affaires d'héritage.
    Ce lien étrange entre argent et amour, amour et haine, vengeance et ressentiment, qui fait qu'au-delà de l'appât du gain, le moteur de chaque bataille à mort c'est toujours l'amour... L'amour que l'on n'a pas reçu, celui que l'on n'a pas donné, l'amour qu'un autre ou une autre nous a volé, l'amour qui n'a jamais été dit...

    Tour à tour journaliste, directeur de magazine, éditeur, écrivain, biographe, Bernard Pascuito a écrit de nombreux livres, dont La dernière vie de Romy Schneider (Le Rocher, 2018), Annie Girardot, une vie dérangée (L'Archipel, 2013), ou Les Politiques aussi ont une mère (Albin Michel, 2017).

  • Femme libre de toute appartenance, Annie Girardot a fait sa vie sans donner de leçons, mais sa vie est, à bien des égards, une leçon. D'audace, de liberté, de fraîcheur, d'insoumission. Surtout, ce fut une vie dérangée. Un père mort quand elle avait 18 mois et qui n'était pas le mari de sa mère. Une petite enfance chez un couple inquiétant et étranger, loin de Raymonde Girardot, mère célibataire étudiant pour devenir sage-femme. Une enfance en Normandie, entre les bombardements, la peur et la tendresse d'une maman enfin retrouvée. Le théâtre comme une évidence. Le cinéma comme un défi. Alzheimer, le mal du siècle, pour dernier chemin de croix. Comme un nouveau rôle endossé à son insu. Un ultime personnage, loin de tous les autres, loin d'elle-même.
    « Elle était, écrit Pascuito, toutes les femmes du monde. Et toutes les Françaises à la fois. Ni la plus belle, ni la plus sensuelle, ni la plus inoubliable. Et c'est pour cela sans doute que nous ne pourrons pas l'oublier. Elle était Annie Girardot. La fragile putain de Rocco et ses frères, l'épouse trahie de Vivre pour vivre, la Vieille Fille séduite par Philippe Noiret, la mère tendre et fofolle d'Isabelle Adjani dans La Gifle, le docteur Françoise Gailland, frappée par le cancer... »

  • Romy Schneider n'a survécu qu'une année à la mort de son fils David en 1981. L'auteur retrace sa vie, de son enfance entre ses parents comédiens à ses derniers instants avec sa fille Sarah et son compagnon Laurent.

  • 14 disparitions et leurs zones d'ombre.
    Pourquoi Dalida a-t-elle absorbé trop de médicaments un dimanche de mai 2007 ? Robert Maxwell est-il tombé de son yacht ou l'a-t-on poussé ? L'assassin d'Isabelle Toscan du Plantier, la femme du célèbre producteur, est-il l'un de ses voisins ?
    Marie-France Pisier, Alain Colas, Amy Winehouse, Lolo Ferrari, Joseph Fontanet. et tout récemment Whitney Houston : autant de célébrités disparues dans d'étranges circonstances, qui laissent aux proches comme au public un goût amer.
    Certaines enquêtes ont été bâclées, des pièces à conviction ou de notables anomalies étant curieusement oubliées. Parfois, l'enquête de police reste inachevée, des années après.
    Avec la plume qu'on lui connaît Bernard Pascuito retrace les dernières heures de 14 personnalités hors du commun et s'interroge sur les vraies raisons de leur disparition.

  • Gainsbourg.
    Ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses " compagnons " : l'alcool, le tabac. Ses égéries Bardot, Birkin, sa fille Charlotte. Ses débuts au " Milord l'Arsouille " et son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait: le charme, le talent, les amours douloureuses, l'impatience ambiguë devant la mort. Et puis? Ce livre du souvenir nous montre un autre visage sous la légende, au-delà des grimaces et des provocations.
    Sous le don Juan patibulaire et sentimental se cache un homme qui a souffert tout au long de sa vie. Sous la star, l'artiste, le musicien épris de perfection. Il y a chez Gainsbourg une sorte d'ardeur dans le désenchantement aggravée par la célébrité. Même en pleine lumière, ses défis, ses ivresses, ses tapages sont lestés d'amertume. La mélancolie affleure malgré le succès. Avec Bernard Pascuito, on va à la rencontre d'un inconnu qui dut apprivoiser - mais y est-il jamais parvenu? - sa laideur.
    On découvre Lulu Ginzburg avant qu'il soit Serge. Son enfance à Pigalle sous l'Occupation. L'étoile jaune. Les poings serrés de l'adolescence. Artiste, déjà. Provocateur, toujours. Il avait rêvé de devenir peintre, l'égal de Klee ou de Bacon. Il sut à 30 ans qu'il ne serait qu'un saltimbanque. Devenu maître dans un art qu'il jugeait mineur ou secondaire, il ne s'est jamais pris pour Verlaine. Comme il était lucide, on le croyait cynique.
    Il n'était " que " Gainsbourg. Le dernier " ménestrel? "

  • Et si c'était sa dernière provoc' ? Vingt-huit ans après sa mort, Coluche ne s'est jamais aussi bien porté. Le rondouillard cynique qui faisait rire toute une génération est resté le plus drôle, la référence inégalée. Ses sketches n'ont pas perdu de leur lucidité, de leur violence et, pour certains, ils apparaissent plus modernes encore.
    Seule sa vie a changé. Ou plutôt l'image qu'on s'en faisait. Parce que ses Restos du coeur sont devenus partie intégrante de nos hivers, nous avons compris au fil des années que le clown en salopette, c'était bien autre chose. Alors, on regarde en arrière, on repart vers lui, on s'empare de ses images, des fausses comme des vraies. On découpe en tranches cette vie bousculée, pleine de fureur et de bruit, d'amours et de peines, de coups de gueule et de coups de coeur.
    Coluche l'agitateur ? Coluche le bienfaiteur ? Ni l'un ni l'autre sans doute mais un homme tout simplement, avec son génie, ses écarts, sa violence et ses larmes.

  • Le coeur de Jean-Paul Ier a-t-il lâché du fait du stress... ou d'une piqûre de digitaline ? L'accident de moto de Coluche a-t-il eu pour cause la fatalité... ou l'irritation que l'artiste suscitait en haut lieu ? Pierre Bérégovoy s'est-il suicidé d'une balle tirée. derrière la tête ? Lady Di a-t-elle été victime de la raison d'Etat ? Marilyn Monroe s'est-elle endormie pour toujours d'avoir connu de trop près les Kennedy ? Michael Jackson a-t-il été victime d'une surdose de médicaments injectée Intentionnellement ?
    De Grace Kelly à Pierre Bérégovoy, des personnalités politiques aux vedettes du monde du spectacle, Bernard Pascuito a enquêté sur les faits derrière la vérité officielle. Il retrace les hypothèses qui ont entouré la mort de ces personnalités, tentant de faire la part du vrai, du doute raisonnable et de la rumeur.

  • Coluche

    Bernard Pascuito

    • Payot
    • 7 Juin 2006


    et si c'était sa dernière provoc' ? vingt ans après sa mort, coluche ne s'est jamais aussi bien porté.
    le comique cynique qui faisait rire toute une génération est resté le plus drôle, la référence inégalée. ses sketches n'ont pas perdu de leur lucidité, de leur violence et, pour certains, ils apparaissent plus modernes encore. seule sa vie a changé. ou plutôt l'image qu'on s'en faisait. parce que ses restos du coeur sont devenus partie intégrante de nos hivers, nous avons compris au fil des années que le clown en salopette, c'était bien autre chose.
    alors, on regarde en arrière, on repart vers lui, on s'empare de ses images, des fausses comme des vraies. on découpe en tranches cette vie bousculée, pleine de fureur et de bruit, d'amours et de peines, de coups de gueule et de coups de coeur. coluche l'agitateur ? coluche le bienfaiteur ? ni l'un ni l'autre sans doute mais un homme tout simplement, avec son génie, ses écarts, sa violence et ses larmes.
    coluche ou le rire aux larmes. c'est aussi celui que nous décrit dans un portrait inédit fred romano, sa compagne pendant quatre ans. un témoignage qui ajoute son poids d'émotion au récit de cette vie dont nous avions tous craint qu'elle se soit achevée il y a vingt ans.

  • « Un homme, d'abord. Avec tous les déchirements, et parfois les contradictions d'un champion hors normes qui a touché à l'inaccessible plus d'une fois, et nous en a parfois voulu de ne pas avoir compris de quels dépassements, de quelles sublimations, son chemin de gloire était parsemé. Un cas ? Un mystère, de toute façon, dont on espérait percer l'armure en allant à la rencontre de ceux qui l'ont le mieux connu, amis ou non. J'avais le sentiment, pendant tous ces mois, qu'en dehors des traits de caractère convenus - tenace, ambitieux, gagneur, stratège - aucun de nos interlocuteurs n'était susceptible de dire de quelle étoffe il est fait. Et puis l'étau s'est desserré. La face cachée de Didier Deschamps, c'est celle d'un homme multiple, riche de ses contradictions, fortifié par ses blessures, hanté par ses rêves et toujours inassouvi. Pour lequel l'éternité ne dure qu'un instant. » Bernard Pascuito"

  • Johnny

    ,

    • Grund
    • 26 Décembre 2017

    C'était Johnny. Une vie en noir et blanc et en couleur qui a traversé les modes et les générations. Avec Daniel Angeli, photographe mythique des années 1970 et 1980, ils avaient lié leurs destins pendant plus de quinze ans. Angeli était devenu le photographe privé de Johnny à partir de la fin des années 1990. Des milliers de photos, de la scène hurlante, sous les projecteurs, à l'intimité d'une vie d'amour dans tous ses prolongements magnifiques. Pour raconter cette épopée, près de 200 photos lumineuses, rares, qui appartiennent à notre histoire, et des souvenirs émus qui racontent une vie comme une légende courant sur deux siècles.

empty