• Doisneau Nouv.

    Doisneau

    Brigitte Ollier

    Un roman-fleuve, plein de vitamines et riche en images (600 photographies), où flottent les doux souvenirs des jours heureux, mais également un roman-photo de toute une génération immortalisée sur papier et transformée, par la grâce de Robert Doisneau, en une mappemonde visuelle du genre humain.

    Longtemps classé dans la catégorie des reporters au petit bonheur la chance à cause de son inlassable curiosité, qui lui fit arpenter le pavé parisien avec la régularité d'un coucou suisse, Robert Doisneau (1912-1994) a lui-même mis de côté, presque effacé, comme par une excessive discrétion, toute une partie de son travail glané au hasard des rues, dans ces territoires ouvriers qu'il affectionnait au temps où la bagnole n'avait pas encore piqué la place aux piétons.

    C'est cette mémoire retrouvée que ce livre propose, nouvelle lecture d'une oeuvre rebondissante en ce qu'elle révèle, par son abondance même, l'originalité d'un homme au vocabulaire gouleyant et qui fut aussi bien l'ami des poètes que des ivrognes. À côté des images devenues classiques, comme le timide minois de Mademoiselle Anita, voici l'occasion de découvrir un Doisneau intrigué par tout ce qui bouge. Tout ce qui vit. Tout ce qui lui rappelle un peu de son enfance à Gentilly (Val-de-Marne) quand, avec le gros Marcel et Jean-François, le jeune Robert imaginait des rêves de famille.

    C'est un roman-fleuve, plein de vitamines et riche en images, où flottent les doux souvenirs des jours heureux. C'est aussi le roman-photo de toute une génération immortalisée sur papier et transformée, par la grâce de Robert Doisneau, en une mappemonde visuelle du genre humain.

  • Robert doisneau

    Brigitte Ollier

    • Hazan
    • 18 Octobre 2017

    Longtemps classé dans la catégorie des reporters au petit bonheur la chance à cause de son inlassable curiosité, qui lui fit arpenter le pavé parisien avec la régularité d'un coucou suisse, Robert Doisneau (1912-1994) a lui-même mis de côté, presque effacé, comme par une excessive discrétion, toute une partie de son travail glané au hasard des rues, dans ces territoires ouvriers qu'il affectionnait au temps où la bagnole n'avait pas encore piqué la place aux piétons.
    C'est cette mémoire retrouvée que ce livre propose, nouvelle lecture d'une oeuvre rebondissante en ce qu'elle révèle, par son abondance même, l'originalité d'un homme au vocabulaire gouleyant et qui fut aussi bien l'ami des poètes que des ivrognes. A côté des images devenues classiques, comme le timide minois de Mademoiselle Anita, voici l'occasion de découvrir un Doisneau intrigué par tout ce qui bouge.
    Tout ce qui vit. Tout ce qui lui rappelle un peu de son enfance à Gentilly (Val-de-Marne) quand, avec le gros Marcel et Jean-François, le jeune Robert imaginait des rêves de famille. C'est un roman-fleuve, plein de vitamines et riche en images, où flottent les doux souvenirs des jours heureux. C'est aussi le roman-photo de toute une génération immortalisée sur papier et transformée, par la grâce de Robert Doisneau, en une mappemonde visuelle du genre humain.

  • Hervé

    Brigitte Ollier

    Brigitte Ollier a réuni les souvenirs d'amis, de collègues et de proches, du photographe, de l'écrivain Hervé Guibert.
    De Patrick Poivre d'Arvor à Régine Deforges, de Marie Darrieussecq à Martine Franck, de Christian Caujolle à François-Marie Banier, de Jean-Luc Monterosso à Christine Guibert ils racontent tous une anecdote, un moment précieux et permettent ainsi de retrouver Hervé Guibert dans les différents métiers de l'image, de l'écriture, du journalisme. "J'ai toujours aimé la compagnie des morts, mais Hervé Guibert fut un fantôme si rebelle que je crus l'avoir importuné par mégarde.
    C'est pourtant lui qui s'était glissé dans mon sommeil, une nuit, sans avoir pris rendez-vous. Sa présence m'avait étonnée. Je ne l'avais jamais rencontré, il était déjà entré dans la légende. Je l'imaginais plutôt calme, et là, tel un boxeur déçu par le poids de son adversaire, il s'agitait. Il parlait avec de grands gestes mais je n'entendais pas ses paroles : c'était un rêve muet, dont il était le ventriloque."

  • Alberto Garcia Alix est certainement un des photographes les plus créatifs et représentatifs d'une époque, d'un mouvement, d'un pays : l'Espagne d'après Franco, acteur de la Movida des années 80. Il n'est pas de ceux qui photographient des mondes imaginaires . Témoin du quotidien, de ses nuits et de ses contours. Il n'en a rien inventé : il la dépeint dans sa pure vérité . Depuis 30 ans, au travers de l'objectif , il a retracé tous les instants auxquels il a participé. " Jamais tu ne verras dans mes personnages, la représentation d'une comédie. Je n'aime pas le théâtre. Il y en a assez dans la vie. " Grâce à son appareil photo, il décrit la vie de ses amis, ses émotions et ses affinités sélectives. La marginalité, la drogue ou le Sida ont peuplé les archives de ses images. Tel un anthropologue doué de fantaisie, Alberto Garcia Alix s'est immergé dans ce monde en marge, vivant lui-même au quotidien les émotions des acteurs. Derrière la dureté de certains de ses portraits, il n'en capte pas moins une grande poésie. " Les photos reporters sont des prédateurs : rapides, invisibles, témoins de chaque situation. Je ne fais pas partie de cette race-là. Pas assez agressif, trop amoureux de ces gens-là, je veux que le portrait m'apporte quelque chose, pour cela il faut de la complicité ". Sans idées préconçues, totalement autodidacte, avec passion et envie, il s'est initié en 1976 à la photo ce qui donna un sens à sa vie, lui permettant de s'amuser, voyager et rencontrer des gens.

  • « Le plus difficile en photographie, c'est de voir », souligne Djan Seylan, dont le quatrième livre, On my Own, rassemble 127 photographies en noir & blanc, faites entre 1957 et 2016.
    De la Turquie, terre de son père à la Birmanie, de la Sardaigne à Madagascar, ou encore l'Iran l'Egypte, La Grèce, le Portugal, Haïti, Cuba, Thaïlande, Indonésie, Corée du Sudn Taïwan, Ceyla, et l'Inde Djan Seylan nous entraîne vers un monde sans compositions tarabiscotées, et riche de « moments authentiques ».
    Témoignage d'une passion discrète, On my own montre aussi combien, au long de ses voyages avec son Leica, Djan Seylan cultive un art du regard très personnel, où domine l'inattendu et « l'intensité des émotions corrosives ».
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  • "Juste des images" dit Bernard Descamps des photographies qu'il prend au cours de ses voyages. Des images "reconnues". Des photos "rencontrées". Qu'est-ce à dire? C'est dire que le photographe espère toujours croiser sur son chemin les images qu'il a déjà dans la tête. "Je voyage pour me rencontrer" dit-il encore. Aussi ne voyage-t-il pas n'importe où. Il a ses destinations de prédilection.
    Où Bernard Descamps se sent bien, c'est l'Afrique. Partant à la rencontre des paysages et des hommes, il y côtoie les Berbères, les Peuls, les Bozos, les Pygmées, dont les photos ont bouleversé tous ceux qui les ont regardées. Ainsi, chez Descamps, la dilection est-elle dans le choix du cadrage, de la distance, entre le trop loin et le trop près, dans la hiérarchie des plans à l'intérieur de l'image. Dans le degré d'abstraction, dans la nature du travail graphique qu'il mettra dans son image. Il décentre, il décale, il tronque. Contre-jour, flous, corps fragmentés, réel stylisé... Il ne bricole pas la réalité, il joue avec.

  • En 2015, Vincent Mercier repart à la conquête de l'Ouest américain. A l'horizon, Monument Valley et le John Ford Point, où s'enracine la mémoire des Indiens navajos comme celle des cinéphiles. Dans ce paysage fabuleux, bercé par le vent et une petite musique hollywoodienne, le photographe revisite son enfance de « blanc-bec du Nord ».
    Un tribut à l'Amérique en version originale et en couleurs, avec un texte de Brigitte Ollier.

  • Le livre est construit autour de ses séries thématiques :
    - Les photos de création en studio, où de jeunes gens posent seul ou en groupe accompagnés parfois d'accessoires décalés.
    - Les clichés de fêtes et surprises-parties où la spontanéité des sujets éclate en sourires radieux.
    - Les photos d'extérieur, plus rares dans le travail de l'artiste : au bord du fleuve Niger, à la piscine, dans les villages.
    En effet, en plus des réalisations iconiques de l'artiste, de nombreuses photographies inédites sont ici dévoilées. Ces séries sont scandées par les textes des auteurs, témoignages de personnalités ayant accompagné l'artiste depuis les quartiers de Bamako jusqu'aux plus grands musées du monde. Par leurs écrits ils remettent les images en contexte, permettant ainsi d'en saisir toutes les subtilités.

  • Suis ton intuition. C'est le conseil donné par Stephen Shore à Louis Heilbronn, alors étudiant au réputé Bard College, près de New York, de 2007 à 2010. Ce qui incitera ce new-yorkais, né le 5 mai 1988, à s'aventurer hors-champ et à découper le monde, tout en faisant abstraction du temps et de l'émotion. En janvier 2013, à Paris, avec Meet Me On the Surface, sa première exposition à la galerie Polaris, il montre comment, dans l'exercice d'une liberté révélée, se mélangent spontanément « des choses intimes et des paysages étrangers ». Il est encore question d'apprentissage, et de partage, il a 24 ans. Avec From Flowers and More, Louis Heilbronn poursuit son voyage en solitaire, en apparence. Ce qui l'intéresse, ce sont toujours les endroits où les villes paraissent se plier, presque se briser. Comme du cristal trop sensible. Mais aussi ceux qui vivent près de lui, et qu'il a eu envie d'intégrer à sa double vie. Naturellement. Il a appris à composer avec cette « passion étrange », la photographie, et a compris combien son obsession à saisir la réalité pouvait se développer au grand jour. Car il a deux atouts, outre sa jeunesse, le goût du travail bien fait et un imaginaire à toute épreuve.
    Entre Paris, New York et Los Angeles, From Flowers and More traduit l'énergie de Louis Heilbronn, et sa joie d'être ouvertement là.

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