Le Bec En L'air

  • Pour aborder la crise migratoire contemporaine en échappant à l'iconographie sensationnelle dont les médias débordent, le photographe Mathias Benguigui a choisi la voie de l'histoire, celle de l'île de Lesbos où se côtoient deux récits de migrations : l'actuelle, dans tous les esprits, et celle qui a vu arriver sur l'île 45 000 Grecs orthodoxes fuyant la Turquie d'Atatürk en 1922. Les Chants de l'Asphodèle - lieu mythologique où les âmes n'ayant commis ni crimes ni action vertueuse patientent éternellement - puise dans ces deux strates historiques. En rompant avec l'actualité, le photographe ouvre un espace poétique où se mêlent paysages et portraits en dialogue avec les textes d'Agathe Kalfas et ceux de poètes grecs du XXe siècle, et nous invitent dans l'épaisseur du quotidien de l'île.

  • La technique de la pierre sèche, commune à l'humanité, a été mise en oeuvre avec beaucoup d'inventivité dans la vie quotidienne : murs de clôture, terrasses agricoles, cabanes pour protéger les bêtes ou remiser les récoltes, aiguiers pour capter l'eau, escaliers et sentier pour conquérir les versants... A la fois documentaire et pratique, ce livre invite à une découverte des paysages de pierre sèche modelés par l'homme dans le monde entier.
    Des restanques provençales aux terrasses escarpées du Cap-Vert, des clôtures des jardins cévenols aux temples japonais de Nara, ces architectures anonymes demeurent d'une complète actualité. Pour preuve, une nouvelle génération de maçons à pierre sèche a fait son apparition, montrant ainsi la nécessité patrimoniale et écologique de préserver et de transmettre ce savoir-faire. Cinq spécialistes de la pierre sèche apportent ici leurs connaissances passionnées et partagent leurs expériences.
    Un chapitre pratique détaille en images la construction d'un mur et offre à chacun, particulier ou professionnel, la possibilité de bâtir ou de restaurer des ouvrages en pierre sèche.

  • We were never meant to survive ; nous n'étions pas censées survivre Nouv.

    Terre promise pour une poignée de dissidents religieux blancs fuyant l'Europe, l'Amérique du Nord a été arrachée à ses indigènes pour être exploitée par des esclaves importés d'Afrique. À travers les portraits de membres de trois communautés fondatrices - Amérindiens, Africains-Américains et Mennonites -, la photographe Marion Gronier cherche à faire resurgir les fantômes qui hantent l'histoire du pays et à attester de la persistance de la violence sociétale héritée de la hiérarchisation des races. Questionnant avec exigence sa position d'artiste européenne, elle utilise les codes de la photographie anthropométriques en usage dans le système colonial à la fin du XIXème siècle - sujet immobile, regard frontal et neutre, centralité du cadrage - en les altérant pour mieux les déconstruire.
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  • Charbon blanc Nouv.

    Le paysage de la vallée de la Maurienne, dans les Alpes françaises, est marqué par son histoire industrielle. Surnommée « vallée de l'aluminium » à cause des nombreuses usines que son torrent alimentait en électricité, elle est longée par une autoroute et bientôt par une ligne à grande vitesse. La majeure partie de l'espace en Maurienne est pourtant de l'ordre de l'inhabitable. Dans Charbon blanc, patient travail documentaire mené sur ce territoire entre 2016 et 2019, le photographe Teo Becher fait se rencontrer traces de l'activité humaine et paysage de montagne photographiée au rythme de la marche, comme deux strates entremêlées de la même histoire.
    Interdépendance soulignée par une photographie onirique brouillant les codes documentaires.

  • Chaque année, des milliers de photographies et d'objets (tirages, négatifs, plaques, albums, installations, appareils...) entrent dans les collections publiques françaises (musées nationaux ou régionaux, grandes institutions, Frac, centres d'art ou d'archives, bibliothèques...). Jusqu'à la création de cette publication en 2020, le public ne disposait pas d'un aperçu de ces acquisitions. Parmi les découvertes de cette 2e édition, les tirages albuminés de l'album Eugène Delacroix acquis par la BnF, des oeuvres de Josef Koudelka, Dolorès Marat, Susan Meiselas, Bernard Plossu ou Wolfgang Tillmans, un focus sur la photographie de spectacle, Man Ray en photographe de mode, les images impressionnantes prises par un capitaine terre-neuvas dans les années 1930, les carnets du projet Azimut de Tendance Floue à travers la France, un almanach de 1941 transformé par son propriétaire en album de famille en captivité...
    Par cette sélection d'oeuvres replacées dans le contexte de leur création et de leur acquisition, +Photographie revisite l'histoire du médium, de ses origines à ses champs contemporains.

  • L'acte de construire le plus simple est sûrement de poser deux pierres l'une sur l'autre, ou, pour l'arpenteur des bords de mer, de construire avec le sable. C'est à un retour vers cette joie pure et ces gestes instinctifs de bâtisseur d'éphémère que Tina Bloch, commissaire d'exposition, a convié 34 architectes ou duo d'architectes européens. Sur les plages de Deauville et de Benerville, d'étonnants monuments se sont élevés entre ciel et mer, des mandalas et des labyrinthes à perte de vue ont connu une existence fugace mais intense. À la fois land art et sand painting, les propositions, mûrement élaborées ou improvisées selon l'inspiration de l'instant, sont d'une étonnante diversité. Creuser, édifier, sculpter, mouler, scarifier, ratisser, dessiner, modeler... le sable se prête à toutes les inventions poétiques. Entre deux marées, le photographe Michel Denancé a capturé leur éphémère beauté, mêlant les perspectives à hauteur d'oeil et les vues aériennes pour un résultat d'une grande force esthétique.

  • Circulation(s)

    Fetart

    Depuis sa création en 2011, le festival Circulation(s) est dédié à la jeune photographie européenne, avec pour ambition d'en faire émerger les talents, de fédérer un réseau d'acteurs européens et de faire découvrir au public une génération d'artistes à la conquête de nouveaux territoires photographiques. Il a exposé plus de 400 artistes et accueilli plus de 300 000 visiteurs. De mars à mai 2021 le festival présente, au Centquatre à Paris, une exposition d'envergure qui réunit 33 photographes de 12 nationalités différentes, mise en espace avec le duo de scénographes Big Time.
    Catalogue du festival, ce livre est un véritable outil qui présente le travail de chaque artiste avec une sélection d'images, une biographie et une analyse de sa production.
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  • Lorsqu'elle était enfant, Shiraz Bazin-Moussi passait ses vacances d'été en famille sur les îles Kerkennah, un archipel tunisien rural et préservé, qui vit naître Farhat Hached, leader indépendantiste assassiné en 1952. Il y a quelques années, elle découvre que Google a oublié de "maper" une des îles de l'archipel et que celle-ci a disparu ! Depuis, l'oubli est réparé mais la photographe est retournée sur les traces de son enfance, à la recherche des images d'insouciance que sa mémoire a estompées, tout comme l'ont été les images officielles du récit national tunisien au temps de la colonisation, puis de la dictature.
    En utilisant le procédé du tirage Fresson, elle parvient à donner à ses photographies un caractère onirique et s'interroge aussi sur le rapport entre cartographie et pouvoir.

  • La guerre de Bosnie s'est achevée il y a 25 ans et le pays semble plongé dans une léthargie où chacun erre dans son époque et ses croyances. Les morts et les vivants, les vétérans du conflit et la jeunesse née dans ses décombres. La Bosnie ravive les vieux démons, joue avec le feu. Ce n'est plus la guerre, ce n'est pas la paix. Comment traduire en photographie le sentiment étrange d'un temps qui n'en finit pas de mourir, la violence sourde qui traverse le pays ? En ce sens, ce travail est un état du temps, plus qu'un état des lieux.
    Les Bords réels est à l'image de la Bosnie aujourd'hui : fragmentaire, fantomatique, déboussolée, vibrante et chaotique à la fois. En investissant ce territoire, ce sont les limites même de sa pratique - la photographie documentaire- qu'Adrien Selbert défie ici.

  • La catastrophe nucléaire de Fukushima a durablement bouleversé les relations autrefois intenses entre les individus, leur communauté et les cycles de la nature. Comment vivre alors dans un nouvel environnement ? Telle est la question qu'évoque ce livre dans un dialogue à plusieurs voix : celle de la photographe Delphine Parodi, dont les diptyques, entre paysages intimes et portraits d'habitants, suggèrent l'altération de leur rapport au lieu et l'importance de la mémoire individuelle.
    Et celle l'écrivaine japonaise Yoko Tawada qui, par 24 poèmes rapportés de Fukushima, parachève un subtil équilibre entre visible et invisible. En donnant forme à ce qui reste une menace constante mais imperceptible, ce livre se veut un rappel universel à la conscience collective en temps de pandémie.

  • ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe est invité à porter son regard sur la ville et à produire une série d'images qui fait l'objet d'un livre. En 2021 la carte blanche est confiée au photographe suisse Hugues de Wurstemberger. Connu pour ses travaux qui soulignent les liens entre humain et territoire - qu'il s'agisse de ses enfants ou de peuples d'Afrique -, c'est à nouveau par le prisme du rapport à la terre qu'il a abordé sa résidence en arpentant les berges des étangs (Thau, Vic, Ingril...).
    A l'écoute de la nature, sondant les herbes folles des chemins et les posidonies lagunaires jusqu'à l'horizon, il transfigure la banalité de l'ordinaire, celui du quotidien des mareyeurs, grainetiers et autres rêveurs du bassin.

  • Paris, 1978. Jane Evelyn Atwood, jeune Américaine, arpente les rues de Pigalle après un tout premier reportage photographique dédié aux prostituées de la ville. C'est le quartier des transsexuels, avec ses bars pour habitués, sa chaleur, ses joies et sa violence.
    Un jour la photographe voit deux transsexuels entrer dans un immeuble. Elle les suit. Ils la laissent les photographier. C'est là que ce livre commence. Les images qu'il rassemble seront réalisées sur une période d'un peu plus d'un an, confirmant ce que seront désormais les principes de l'oeuvre de Jane Evelyn Atwood : temps long, immersion, respect et empathie. Et l'univers de la nuit, qui la fascine. Ce livre plein de compassion et de lucidité raconte un Pigalle désormais disparu, emporté par le sida et le changement d'époque.

  • Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou régionaux, grandes institutions culturelles, Frac, centres d'art ou d'archives, bibliothèques... enrichissent leurs fonds sans pour autant donner à voir leurs acquisitions au public. Cette publication y remédie en opérant une sélection d'images, tant actuelles que patrimoniales. Du fonds Marc Riboud acquis par le musée Guimet aux photographies réalisées par Émile Zola, d'albums de photos de famille au portrait du dernier «cannibale» des îles Marquises ou à d'intenses clichés issus de la Première Guerre mondiale et des registres de déportation, +Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses champs contemporains.

  • Au royaume de Babok est une monographie très personnelle de l'artiste Olivier Rebufa, après une expérience intense de pratiques chamaniques. À l'origine de cette histoire exceptionnelle, celle qu'il nomme « sa seconde mère », une femme guinéenne, prêtresse, devineresse et guérisseuse, qui l'a reconnu comme son fils dans l'héritage de ses pratiques.
    L'originalité du livre tient à la mixité de ses images :
    Archives personnelles de l'artiste, photographies de ses oeuvres, autoportraits, expérimentations photographiques, le tout hybridé dans une mise en page jouant sur les codes graphiques des albums de famille, des livres de notre enfance, des carnets de travail...
    Les textes de François Bazzoli incarnent le récit d'Olivier Rebufa, créant ainsi un double fictionnel entre auteur et artiste.

  • Espinha est une invitation à pénétrer l'univers de Shinji Nagabe, un photographe brésilien qui a grandi dans une famille japonaise traditionnelle. Guidé par cette double culture, il pratique une photographie surprenante, combinaison de poses formelles et statiques qui évoquent l'univers pictural japonais avec des couleurs tropicales et des accessoires typiques du culte syncrétiste brésilien.
    Journaliste de formation, Shinji Nagabe a gardé le goût d'une quête documentaire et crée une symbiose entre réalité et fantaisie. Les symboles du candomblé africain et du carnaval brésilien s'entremêlent avec mystère. Immergé dans plusieurs États brésiliens, le photographe travaille avec la complicité d'enfants puisant l'inspiration de ses mises en scène dans l'histoire et les fables fantastiques.

  • Faux bourgs

    Yohanne Lamoulère

    Depuis 2009, Yohanne Lamoulère photographie Marseille, où elle vit. Elle tente de saisir les mutations de cette ville qui fascine autant qu'elle dérange, traque ses soubresauts et ses possibles. Au fil des ans, elle y a enraciné ses obsessions photographiques : les jeunes, les quartiers périphériques, les représentations de soi dans l'espace public, le rapport identitaire que l'on entretient avec son territoire, le déterminisme social et la capacité de certains à y échapper - le tout largement inspiré de la tradition photographique documentaire, sans a priori ni effet spectaculaire ou démonstratif. Mais au-delà même de Marseille, son travail vise à montrer comment des individus, jeunes pour la plupart, inscrivent aujourd'hui leur quotidien dans les marges urbaines.

  • Las Vegas. Ville de jeu, de néons, de débauche, d'exagération, d'entertainment.
    Pourtant, ni casinos, ni palaces, ni machines à sous, ni strip-tease dans le Las Vegas de Frédéric Stucin. En noir et blanc pour aller à l'essentiel et gommer tout malentendu documentaire, au format horizontal pour en accentuer la dimension cinématographique, ces images, réalisées entre 2011 et 2017, n'expliquent rien. Elles sondent l'âme d'une ville somme toute imaginaire, prennent le pouls de son bourdonnement, du mouvement, de l'errance, de la solitude. Elles ressemblent aux souvenirs de jours heureux auxquels celui qui se souvient n'aurait pas participé, qui auraient passé sans lui et dont il ne parviendrait à glaner que débris fatigués. Le livre s'accompagne d'un texte de Marie Ndiaye et Jean- Yves Cendrey.

  • L'Oiseau noir perché à droite dans ma tête est un récit autobiographique qui mêle des photographies faussement disparates et des textes issus du journal intime de Jean-Christian Bourcart. Photographies et textes sont mis en dialogue, se répondant parfois directement, parfois de façon plus subjective. Alternant fragments narratifs issus de voyages lointains (Madagascar, Chine, Japon, Nicaragua...), reflets de vie intérieure (rêves, sentiments, fantasmes), regards sur la société américaine dans laquelle il vit, et scènes de vie familiale - tantôt sombre et douloureux, tantôt lumineux et doux -, le livre témoigne de l'évolution de l'auteur dans une période de transition.
    En transposant ainsi sa propre vie, il suggère la possibilité d'explorer de nouveaux territoires de l'expérience humaine.

  • Si le Népal est surtout célèbre pour sa géographie extraordinaire et ses treks sur les contreforts de l'Himalaya, la vie quotidienne de ses habitants se joue à l'écart. Depuis 1994 Frédéric Lecloux a documenté les bouleversements qui ont ponctué son histoire, il a travaillé pour des ONG sur la famine dans l'ouest du pays, la reconstruction d'après-guerre (1996-2006), la réinsertion des combattants maoïstes ; il a couvert les élections de l'assemblée constituante, la naissance de la République en 2008 et le séismeen 2015. Il s'est également interrogé sur le quotidien des centainesde milliers de Népalais exilés au Qatar, où il s'est rendu pour les rencontrer.
    Ces Épiphanies du quotidien sont nées dans les failles de l'écriture documentaire. Elles s'en sont affranchies, inventant sur sa frontière avec la poésie une écriture propre, portée par ce pays où Frédéric Lecloux « se sent reconnu », et où « l'équilibre entre ordre et désordre lui est le plus intelligible. » Nepal. Epiphanies of the Everyday Nepal is most famous for its extraordinary geography, yet the everyday life its inhabitants is played out elsewhere. Since 1994, Frédéric Lecloux has been documenting its upheavals and tumultuous history, right up to the earthquake in 2015 and the mass migrations of its workers. These Everyday Epiphanies were created in the light of this documentary writing, on which they expand in their own poetic language.

  • Au début des années 1990, le ministère de la Culture souhaite dresser un état des lieux de la France et missionne des photographes pour sillonner le pays. À Gilles Favier échoit Marseille, et sa banlieue « sensible ».
    Il se fixe à La Renaude, enclave du nord de la ville divisée en deux où résident les familles arabes et la communauté gitane. Il y restera un an et demi, réalisant au format 6x6 une série de portraits en noir et blanc d'une grande qualité. Pour interroger ce corpus d'images plus de deux décennies après leur réalisation, l'écriture de Philippe Pujol, lauréat du Prix Albert Londres en 2014, s'est imposée. S'appuyant sur le témoignage de personnes photographiées qu'il a retrouvées, il questionne les enjeux de ce quartier dans la grande tradition du journalisme littéraire.

  • Ghana

    Denis Dailleux

    Denis Dailleux est reconnu pour le portrait passionné qu'il fait de l'Égypte et de ses habitants depuis plus de quinze ans. En quête de nouveaux espaces de création, il se rend régulièrement au Ghana depuis 2009. Les pêcheurs du port de James Town, ancien quartier d'Accra, la capitale, sont devenus l'un de ses sujets favoris. Il trouve au sein de cette communauté une source inépuisable d'images : marines aux ciels changeants, ballets des pêcheurs, mouvements orchestrés des femmes et des enfants sur le port... Il y explore avec grâce de nouvelles relations au corps et à l'espace, à la vie et à la mort, à la mer, aux éléments, qui renouvellent sa photographie. La sérénité, l'évidence picturale de ses images réenchantent un monde aujourd'hui menacé et sont, à ce titre, d'autant plus précieuses.

  • Pik-nik

    Arko Datto

    Dans l'est de l'Inde, pendant les mois d'hiver où le soleil est supportable, le piquenique est pris très au sérieux. Familles, amis, voisins et collègues déménagent de la nourriture en excès et toute une panoplie de marmites et de bouteilles de gaz, et s'en vont au bord des rivières cultiver l'art de la cuisine en plein air. Pas un pique-nique digne de ce nom sans de monstrueuses sonos qui diffusent à plein volume les succès des derniers films indiens. Les hommes boivent, se bagarrent et dansent, les femmes et les enfants assistent au spectacle, les groupes de chaque sexe ne se mélangeant pas. Au soleil couchant les bus repartent, laissant derrière eux les reliefs de leurs agapes...
    Ce livre rassemble des images de ce phénomène réalisées par Arko Datto, un photographe de Calcutta.

  • Que signifie "être d'ici" ? Partant du constat d'une société toujours plus fragmentée socialement et territorialement, le collectif de photographes LesAssociés a mené à l'échelle de la région Nouvelle-Aquitaine, une enquête qui vise à élargir cette question identitaire. Et si, à l'heure des nouveaux ensembles - régions, Europe -, nos identités étaient multiples ? D'ici, ça ne paraît pas si loin invite à trois voyages - géographique, temporel et affectif -, autour de trois questions : quelle ruralité à l'ère des métropoles ? quel horizon pour chacun ? d'où se raconte l'histoire qu'un territoire inspire ? S'incarnant dans une géographie abstraite qui dépasse les frontières du Sud-Ouest, ce livre mêle textes et images en renouvelant les idées de faire culture et de faire société.

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